La légende du colibri
Connaissez-vous la légende du colibri?
Un peu de zoologie…
Le colibri est un petit oiseau de la famille des Trochilidés. Il est également appelé oiseau-mouche à cause de sa petite taille et de son battement d’ailes très rapide.
Il existe des centaines de colibris différents vivant sur le continent américain, témoignant d’une grande diversité.
Quelques petites infos amusantes à connaitre à propos du colibri, (qui vous permettront de briller en soirée mondaine ou au prochain repas familial dominical !) :
Le colibri est le seul oiseau à pouvoir voler en arrière, grâce à un mouvement particulier de ses ailes. Il est aussi, proportionnellement à son rapport taille/poids, l’oiseau qui a le plus gros cœur !
Enfin le plus petit oiseau mouche vit à Cuba : il est là-bas appelé le zunzun ; la femelle zunzun pèse 2 grammes pour une taille de 5 à 6 cms et elle pond le plus petit œuf au monde !
Bref, comme vous pouvez le constater le colibri est un oiseau des plus surprenants !
La symbolique du colibri
Côté spiritualité, dans les cultures amérindiennes, le colibri est porteur de joie et d’amour.
Son faible poids nous invite à alléger nos charges.
Il peut voler en tous sens et changer de direction très rapidement grâce à ses capacités extraordinaires de mobilité. C’est donc un symbole fort de la capacité à s’adapter.
Les colibris sont également capables de faire beaucoup de kms pour aller chercher de la nourriture, nous invitant à faire preuve de ténacité et de résistance pour poursuivre nos rêves.
Ces oiseaux sont friands du nectar le plus sucré possible, ils nous rappellent ainsi de toujours rechercher le bien et le beau dans notre vie.
La légende du colibri
La légende du colibri est semble-t-il d’origine amérindienne.
La 1ère fois que je l’ai lue, j’ai été troublée.
Immédiatement l’attitude du colibri a fait sens pour moi.
Laissez-moi vous raconter cette histoire si parlante:
Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt.
Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre.
Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu.
Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :
« Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? ».
Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part. »
La légende raconte que chaque animal se sentant alors concerné, « fit sa part », chacun à sa manière et que la forêt fut sauvée.
Faire ce que l’on a à faire
Que fait le colibri face à l’incendie ?
Peu importe ce que font les autres, en l’occurrence : regarder le feu détruire leur habitat, il fait ce qui doit être fait. Il va chercher de l’eau pour essayer d’éteindre le feu. Il fait ce qu’il croit être juste et vrai.
Et ce si petit animal parvient à inspirer les autres, c’est surprenant, n’est-ce pas ?
Il n’oblige ni ne soumet personne, simplement il fait ce qu’il a à faire. Et il le fait de son mieux.
Il fait « à sa manière » c’est-à-dire selon ses capacités et ses compétences.
Pas de miracle en attente, pas de gros travail à fournir, simplement faire ce que l’on peut.
Je me retrouve complètement dans cette légende du colibri.
Chaque jour qui passe je fais ce que je dois faire et j’essaie de le faire de mon mieux, avec mes compétences et mes capacités, avec mon expérience et mon histoire, avec ma raison, et mon cœur bien sûr !
Et si chacun fait ainsi, le monde avancera dans le bon sens, j’en suis persuadée !
Ne pas faire à la place de l’autre
Il y a une nuance à regarder de plus près selon moi dans cette histoire: Je « fais ma part », signifie aussi que je ne fais pas celle du voisin.
Attention ! Ne vous méprenez pas ! Cela ne veut pas dire que je suis fainéante et que je ne veux pas faire davantage que ce que je dois faire ou plus que l’autre.
Non, non, non, pour moi cela signifie surtout que je ne souhaite pas faire « à la place » de l’autre, de mes enfants ou de mon mari, de mes amis ou de mes patients.
Car je ne veux rien imposer aux autres.
Je ne veux pas imposer aux autres ma façons de faire, de penser, de voir les choses.
Je suis très attachée à ma liberté, et donc à celle des autres.
Je suis très attachée à mon autonomie et mon indépendance, et donc à celles des autres !
Je fais et si cela interpelle et inspire les autres, et bien tant mieux !
Je souhaite/ j’aime avant tout amener l’autre à réfléchir, à s’interroger au plus profond de lui-même, à se remettre en question.
Car je suis persuadée que les changements arrivent lorsque les gens agissent avec profondeur et conviction, et non pour « faire comme les autres ».
Dans tous les domaines de ma vie
La légende a été reprise (et l’est encore régulièrement) par les mouvements écologiques, invitant chacun à prendre sa part dans la défense de la planète.
Bien sûr que l’écologie, la défense de la planète et notre façon de vivre en respectant la Terre est un élément à part entière de ma vie, pour nous et pour nos enfants. A ce sujet, je parle dans cet article de consommation raisonnée grâce à la méthode BISOU.
Dans mon cas, cette légende du colibri concerne tous les aspects de ma vie, pas seulement notre rapport à la Terre.
Ma vie familiale, ma vie professionnelle, mon couple, ma santé, ma maison, mon argent, mes loisirs…
Dans tous ces domaines qui représentent ma vie de tous les jours, je souhaite faire ma part. De mon mieux.
Spoiler alert : je me sens tellement alignée avec le colibri que je l’ai choisi comme tatouage sur mon avant-bras droit, ainsi je l’ai toujours sous les yeux.
Et pour être franche, j’ai l’impression que ce tatouage a toujours été là 😊
Et vous ? Qu’est-ce que cette légende vous inspire ?
Est-ce que « faire votre part » est une valeur pour vous ?
